le ramadan

le ramadan
C'est le début du mois de Ramadân pour les musulmans. Ils doivent s'abstenir de boire et de manger du lever jusqu'au coucher du soleil."

Cette phrase, qui d'entre nous ne l'a jamais entendu, à la télévision, à la radio... ou lu dans les journaux. "Mais cela doit être dur, comment vous faites? Je ne pourrais pas...". Cette remarque fait également partie des grands classiques que les musulmans entendent régulièrement, à l'approche, pendant ou après le mois sacré du Ramadân.

Force est de constater que l'opinion publique, en très grande majorité, focalise toujours (il faut dire qu'on ne lui offre pas beaucoup d'alternative) sur le "Comment?" du Ramadân et non sur le "Pourquoi?". Malheureusement, c'est aussi trop souvent le cas pour de nombreux frères et s½urs, en France notamment. Dès leur plus jeune âge, le Ramadân s'est résumé à se lever à 4 heure du matin pour manger, se priver de boisson et de nourriture pendant la journée et manger le soir après le couché du soleil. Il n'est pas étonnant qu'ils ne savent pas pourquoi ils jeûnent ; certains ont d'ailleurs abandonné cet important pilier de l'Islam. Et pourtant, le Coran et la tradition du prophète Mouhammad(1) rassemblent d'importants éléments sur le Ramadân, son importance, sa signification, les conditions pour qu'il se déroule bien, etc.

Sourate 2, Versert 183-1
"Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam)..."



L'objectif de tout Musulman est de plaire à Dieu pour gagner le Paradis. Plaire à Dieu, c'est l'aimer, le craindre et lui obéir. Le verset ci-dessus, extrait du Coran, indique clairement que le jeûne est une obligation pour tout musulman en âge et en capacité de le faire. Mais le jeûne n'est pas une obligation apparue à l'époque du prophète Mouhammad(1). Il existait déjà depuis des millénaires. Les précédents prophètes jeûnaient également.

Toute personne remplissant les conditions et sachant qu'elle doit jeûner doit donc respecter les règles du jeûne.

Sourate 2, Versert 182
"...Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne!"



La première raison pour laquelle un musulman jeûne est pour obéir à Dieu. Ce mois de Ramadân peut être perçu comme une bénédiction de Dieu. Dieu nous commande de le suivre et nous indique que nous avons en nos prophètes (Que la paix soit sur eux) de beaux exemples.

Sourate 43, Versert 59
"Il (Jésus) n'était qu'un serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemple aux Enfants d'Israël."

Sourate 60, Versert 4
"Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Abraham et en ceux qui étaient avec lui,"



Comme indiqué précédemment, le jeûne n'est pas quelque chose de nouveau. Personne ne sait depuis quel descendant d'Adam (Que la paix soit sur lui), le premier homme musulman, la prescription du jeûne a commencé. Mais nous savons que c'était une pratique commune à tous les prophètes. Moussa (Moïse) et 'Aïsa (Jésus), que la paix soit sur eux, avaient pour habitude de jeûner 40 jours. Daoud (Que la paix soit sur lui) jeûnait un jour sur deux, d'après le prophète Mouhammad(1). Lui, avant la révélation, avait pour habitude de jeûner 3 jours par mois.

Sourate 2, Versert 183-2
"Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam) comme nous l'avons prescrit à ceux d'avant vous..."



Cest pour cela que la deuxième raison pour laquelle un musulman jeûne est son désire de suivre la tradition des prophètes de l'Islam, modèles de piété pour tout être humain vivant sur terre. Cette piété, souvent référencé dans le Coran, nous essayons tous de l'atteindre et le jeûne effectué pendant le mois de Ramadân nous y aide.

Sourate 2, Versert 177
"La piété ne consiste point en ce que vous tourniez vos visages vers le Levant ou le Couchant. Vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, qui donnent pour l'amour de Dieu des secours à leurs proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide, et pour délier les jougs, qui observent la prière, qui font l'aumône. Et ceux qui remplissent les engagements qu'ils contractent, se montrent patients dans l'adversité, dans les temps durs et dans les temps de violences. Ceux-là sont justes et craignent le Seigneur."



La piété est un tout, un ensemble. Tout être humain est susceptible de commettre des péchés et de transgresser la loi divine. Cela peut être dû à notre ignorance, à Shaïtan (Satan). Les musulmans doivent ainsi faire particulièrement attention à l'hypocrisie, au mensonge, à la tricherie et au vol, à l'usurpation... particulièrement pendant ce mois sacré. Mais étant des êtres humains, nous avons besoin d'être guidé et rappelé sur le droit chemin. Dans un certain sens, on pourrait considérer le mois de Ramadân comme une période d'entraînement permettant au croyant d'apprendre à se rapprocher de Dieu en multipliant les actes de piétés (charité, prière, invocations...) et à mettre fin aux vices qui le rongent et le tourmentent. Pendant ce mois, le croyant :

Effectue ses cinq prières obligatoires et s'efforce de les faire à l'heure, communiquant directement avec le Seigneur et se rapprochant ainsi de lui,
Fait la Zakat-al-Fitr (Aumône de fin de Ramadân), lui rappelant qu'il doit s'acquitter de sa Zakat annuelle,
Effectue la Salat al-Tarawih, après celle de Al-'Isha, rappelant au musulman qu'il peut aussi effectuer, au courant de l'année, des prières supplémentaires, augmentant ainsi sa foi et son rapprochement vers Dieu,
Arrêter les vices, tels que le tabac, l'alcool... qui sont déjà interdit et penser à sa santé et à celle des autres,
Réprimer ses passions qui détournent du chemin de Dieu et trouver une juste mesure, un juste milieu à toute chose,
Le fait de jeûner est un moyen de penser à ceux qui ne souffrent de malnutrition, dans la mesure ou le croyant ressent dans sa chair ce que peut ressentir une personne qui a faim. Il a conscience de la valeur des biens que Dieu lui offre tel que la nourriture et évite ainsi le gaspillage.
etc...
Ainsi, le musulman sera-t-il en mesure d'accroître sa piété, troisième objectif du jeûne pendant ce mois sacré, comme le dit ce verset :
Sourate 2, Versert 183
"Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam) comme nous l'avons prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété,"



Le mois de Ramadân, c'est un moment historique. En effet, c'est pendant ce mois que le Coran a été révélé au cours d'une nuit, appelée Nuit du Destin (Laylat-ul Qadr), au prophète Mouhammad(1), comme l'indique ce verset :

Sourate 2, Versert 185-1
"(Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement."



Cette nuit est d'autant plus particulière puisqu'elle vaut plus que mille mois (voir verset ci-dessous) soit environ 83 ans!

Sourate 97
"1. Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr.
2. Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr?
3. La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois.
4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par la permission de leur Seigneur pour tout ordre.
5. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube."



Dieu invite tous les musulmans à rechercher cette nuit et à lire le Coran, faire des invocations, demander pardon, etc. Dieu et son messager sont les seuls à savoir quand est cette nuit. La seule indication laissée par le prophète Mouhammad(1) est qu'elle a lieu un jour impair et dans les 10 derniers jour du mois de Ramadân (i.e. 21, 23, 25, 27 ou 29). Cette imprécision est volontaire car le musulman ne doit pas se contenter de prier durant cette nuit mais doit être présent durant tout ce mois qui lui servira de "modèle" pour le reste de l'année. Bénéficier de la bénédiction de la nuit du Destin, tel est la quatrième raison pour laquelle le musulman jeûne.

L'Islam est un Dîn égalitaire. Tous les êtres vivant sur cette terre sont égaux devant Dieu ; le seul critère que Dieu applique pour les différencier est celui de la piété et cela est d'autant plus vrai pendant le mois de Ramadân ou, quelle que soit sa catégorie sociale et sa richesse, le jeûne est obligatoire pour le croyant. Pendant le mois de Ramadân, le croyant cherche à être pardonné pour ses péchés ; s'il n'est pas fortuné, le pèlerinage lui est difficile, ce qui n'est pas le cas pour une personne aisée. Le hadith (parole du prophète) ci-dessous confirme bien ce signe de clémence et de miséricorde de Dieu.

Sahih Al-Boukhari. Volume 3, Livre 31, Numéro 125 - Rapporté par Abou Hourayrah :


Le prophète Mouhammad a dit : "...celui qui jeûne pendant le mois de Ramadân avec une foi sincère et la volonté de gagner le pardon de Dieu, alors tous ses précédents péchés seront pardonnés."

Le Ramadân unie les musulmans, qui sont tous frères et soeurs devant Dieu, désirant sincèrement être pardonnés de leurs péchés. Mais n'oublions pas une chose, le jeûne pendant le mois de Ramadân est un pilier de l'islam ; c'est donc quelque chose de très important. Il est le seul pilier qui englobe tous les autres car :
Pour pouvoir jeûner et voir son jeûne agréé, il faut être musulman et par conséquent, avoir dit le témoignage de foi,
Un musulman sincère fait la prière régulièrement. Ainsi, ne pas prier pendant le Ramadân, mois pendant lequel on se rapproche de Dieu, reviendrait à remplir un seau troué avec une cuillère!
La Zakat est une taxe pour les musulmans qui en ont les moyens ; elle permet, à un certain niveau, de réduire les inégalités. Pendant le mois de Ramadân, le croyant doit également s'acquitter d'une taxe avant ou le jour de la fête de fin du Ramadân (Aïd al-Fitr).
Le pèlerinage permet de se purifier et de se faire pardonner de tous ses péchés ; jeûner de manière sincère pendant le mois de Ramadân a le même résultat.
Ainsi, il est d'une grande importance pour les musulmans de jeûner. Nous pouvons conclure avec une parole du prophète Mouhammad(1) :

"Si les croyants avaient véritablement conscience de la bénédiction qu'il y a dans le fait de jeûner durant le mois de Ramadân, ils souhaiteraient que ce mois dure toute l'année."

Ces informations ne sont pas exhaustives. Elles tentent juste de donner des éléments de réponses à la question "Mais pourquoi jeûne-t-on pendant le mois de Ramadân?". J'espère que ces quelques mots vous auront été utiles ; que Dieu nous aide. Ci-dessous un poème (traduit de l'anglais) dont nous ne connaissons pas l'auteur :


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"Bienvenu à toi, Oh Ramadân!
Le mois de la bénédiction,
Le mois tellement attendu par les musulmans pour jeûner,
Le mois qui accroît la foi des musulmans,
Le mois qui rassemble les bons et moins bons musulmans,
Le mois pendant lequel le Coran est récité plus souvent que tous les autres mois réunis,
Oh tendre Ramadân, te voici à nouveau avec nous, Le mois de la piété pendant lequel nous réprimons nos passions,
Oh Ramadan, soit le bienvenu!
Le seul mois qui possède la nuit du destin,
Le seul mois pendant lequel les anges descendent en troupe,
Le mois ou les riches et les pauvres voient leur péchés effacés,
Oh Ramadan, les leçons que tu nous enseignes ne seront pas oubliées,
Oh Ramadan, nous espérions tant te revoir en bonne forme,
Bienvenue,
Oh Ramadân!"
1 : : Que la Paix et le Salut soient sur lui.


# Posté le lundi 12 mai 2008 07:27

le pelerinage

le pelerinage
un pilier de l'Islam

Tout musulman qui en a les moyens doit se rendre au moins une fois dans sa vie à La Mecque.

* Ce pèlerinage se fait pendant Dhu al-Hijja (le mois du pèlerinage) qui commence cette année avec la nouvelle lune du 20 décembre 2006. (voir Calendrier Hégirien).

* Circumambulation (Tawaf)Il commence le 7ème jour du mois par un grand sermon de l'Imam de La Mecque. Le croyant, après avoir fait les ablutions rituelles et revêtu l'habit traditionnel blanc, récite des prières exprimant sa soumission à Dieu.

* Ensuite il se rend près de la Ka'ba, le temple cubique qui se trouve au centre du sanctuaire. Il en fait sept fois le tour tout en récitant des prières de repentir et des demandes de protection de la part de Dieu.

* Le pèlerin part ensuite pour parcourir sept fois le trajet entre Safa et Marwa, commémorant ainsi la fuite d'Agar et les pleurs d'Ismaël, tous deux renvoyés par Abraham, à la demande de Sara.

* Le 9ème jour du mois, le pèlerin se rend au Mont Arafa, à une vingtaine de kilomètres de La Mecque, où, se tenant debout devant Dieu, il demande et obtient le pardon de ses fautes.

* Le 10ème jour, c'est l'Aïd el Kabîr, le jour de la grande fête. Lapidation du démon
Au retour d'Arafa, le pèlerin accomplit deux rites dans la vallée de Minâ :
- il lance des cailloux sur des stèles symbolisant le démon : désormais il n'a plus rien à craindre de lui ;
- il sacrifie le mouton pour commémorer le sacrifice par Abraham de son fils Ismaël (et pas son fils Isaac comme dans la Bible).

La viande est distribuée aux pauvres. Ce jour-là des avions chargés de viande de mouton s'envolent vers des populations pauvres de certains pays musulmans.

* Le pèlerin revient ensuite à La Mecque et tourne sept fois autour de la Ka'ba marquant ainsi la fin du pèlerinage.

Le pèlerinage à La Mecque est l'occasion d'un profond renouveau dans la vie spirituelle du musulman qui y participe. Pèlerin en prière. Il y vit une expérience de pardon de la part du Dieu miséricordieux et s'enracine plus encore dans le fondement de sa foi : l'unicité de Dieu.
Il fait aussi l'expérience de la communauté musulmane, l'Umma, composée de croyants de tout pays et de toute condition sociale.

Il y a trois façons d'accomplir le Hajj. Quelle que soit celle qu'on choisit le pèlerinage est valide.
Ces trois rites sont les suivants :

Premier rite : Le Tamattou'

Le musulman entre en état de sacralisation (Ihram) au niveau du Mîqât en formulant l'intention de faire la Oumra seulement, et ce pendant les mois du Hadj qui sont : Chawwâl, Dzoul Qa'da et les dix premiers jours de Dzoul Hijja. Il dit à cette occasion : « Labaika Oumra ». Ensuite, il accomplit tous les actes liés à la Oumra ; après avoir fait les circuits autour de la Kaaba et le parcours entre les monts As-Safa et Al Marwah, rasé sa tête ou diminué ses cheveux, sa Oumra est complète. A ce moment-là, tout ce qui lui était prohibé à cause de la sacralisation redevient permis.

Au huitième jour de Dzoul Hijja, il entre en état de sacralisation pour le Hadj seulement à l'endroit où il se trouve en disant : « Labaika Hajjan ». Celui qui pratique le Tamattou' doit faire une offrande, soit un mouton, soit le septième d'un chameau ou d'une vache. S'il ne peut pas s'en acquitter, qu'il jeûne trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui.

Le Tamattou' est le meilleur rite à suivre pour celui qui n'a pas apporté une offrande avec lui d'après l'opinion la plus juste des savants. En effet, le Prophète a dit à ses Compagnons, après avoir effectué le parcours entre les monts As-Safa et Al Marwah : « Que celui d'entre vous qui n'a pas avec lui une offrande quitte l'état de sacralisation et fasse de cela une Oumra. » [Al Boukhari et Mouslim].

L'autre avantage est que le pèlerin accomplit ainsi à la fois le Hadj et la Oumra.



Deuxième rite : Al Qirân

Le musulman entre en sacralisation avec l'intention de faire la Oumra en même temps que le Hadj, au cours des mois du pèlerinage, lorsqu'il se trouve au niveau du Mîqât, en disant au moment où il formule l'intention : « Labaika Oumratan wa Hajjan ».

Quand il arrive à la Mecque, il fait les circuits de la Oumra autour de la Kaaba et le parcours entre les monts As-Safa et Al Marwah et ce dernier compte à la fois pour le Hadj et la Oumra ; s'il veut, il peut retarder le va-et-vient entre les deux monts correspondant au Hadj pour l'accomplir après les circuits d'Al Ifâdhah. Ensuite, il reste en état de sacralisation, sans se raser ni couper ses cheveux, jusqu'au huitième jour de Dzoul Hijja où il se rend à Mina pour compléter le reste de ses obligations. Comme dans le cas du Tamattou', l'offrande est obligatoire. Si le pèlerin n'en trouve pas, qu'il jeûne trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui.



Troisième rite : Al Ifrâd
Le musulman entre en état de sacralisation pour le Hadj au cours des mois du pèlerinage à partir du Mîqât en disant au moment de prendre l'intention : « Labaika Hajjan ». Celui qui fait le Ifrâd accomplit exactement ce que fait le pèlerin ayant choisi Al Qirân, à la seule différence que ce dernier doit faire une offrande tandis que celui qui fait le Ifrâd n'est pas redevable d'une offrande, parce qu'il n'a pas regroupé le Hadj et la Oumra comme celui qui fait le Qirân ou le Tamattou'.

Le pèlerin choisi entre ces trois rites ; toutefois, le meilleur est le Tamattou' pour celui qui n'a pas avec lui une offrande comme indiqué précédemment.

pour plus d'information:
http://www.sajidine.com/les-piliers-de-lislam/hajj/index.php ET http://www.mosquee-de-paris.org/spip.php?article43#

# Posté le lundi 12 mai 2008 07:38

la chahada

la chahada
LE CHAHADA
Le Chahada consiste en deux énoncés :

- Ash-hadou an lâ ilâha ill-Allâh, « j'atteste qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah »

- Ash-hadou anna Mouhammadan Rasoûl-Oullâh, « j'atteste que Mahomet est son Prophète »

La chahada est récitée à l'oreille du nouveau-né, et au mourant. Elle fait également partie de l'Adhân, l'appel prononcé peu avant la prière. La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe.


LE FONDEMENT
Cette confession de foi musulmane est très brève : Elle consiste pour le croyant, en toute connaissance de cause et non sous la contrainte, à accepter et proclamer qu'il n'est pas d'autre dieu que Dieu ou Allah; et Mahomet est son prophète. La Chahada est l'essence même de la religion musulmane. Elle est une attestation sincère, un double témoignage. C'est de par cette formule que l'Homme atteste en premier lieu qu'Allah est Unique, sans associés. Ce fondement renvoie à l'idée mal comprise dans l'Islam de la Trinité catholique. L'adoration portée vers Allah est exclusive, c'est le culte pur et la reconnaissance du Tawhid (unicité).

En second lieu, l'Homme atteste et témoigne en toute connaissance et sous aucune contrainte que Mohamed Ibn Abdallah (saw) est bien le Messager d'Allah, qu'il est le dernier des Prophètes ainsi que le porteur du dernier message divin : Le Coran Sacré.

Saisir ce fondement principal est vital pour une bonne compréhension de l'Islam car tous les actes d'adorations ou les actes de tous les jours sont liés à ce pilier.


LA CLE DU PARADIS
Dans le cadre d'une conversion à l'islam, il suffit de la prononcer après une grande ablution, avec l'intention d'embrasser cette religion.

La Chahada est aussi la clé du paradis, car celui qui ne la possède pas ne peut pas y accéder. La réciter sincèrement ne suffit cependant pas à y conduire le croyant au terme de sa vie. Elle ne fait que le sortir de sa condition de réprouvé, c'est-à-dire de pécheur exclu par Dieu du nombre des élus. Pour gagner le paradis, le musulman doit aussi respecter les quatre autres piliers ou obligations canoniques que prescrit le

# Posté le lundi 12 mai 2008 07:47

Modifié le lundi 21 juillet 2008 15:41

la presentation du MEE/JIR

la presentation du MEE/JIR
LE MEE/JIR
C'est un sigle qui signifie Mouvement Eleves et Etudiants de la Jamaa-tou Ibadou Rahmane
.C'est mouvement islamique qui roule sur les directives du coran et de la sounna du prophete (sws).Cree en 2001 il est issu d'un mouvement qui a pour nom la JAMAA-ATOU IBADOU RAHMANE QUI EST AUSSI CREE EN 1978.Le MEE/JIR est un branche de la jir comme d'autre :MOUVEMENT DES FEMMES,STRUCTURE DES CADRES,....Le MEE/JIR sonde son etendue dans le Senegal et dans l'exterieur.

1)DEVISE ,FINALITE,OBJECTIFS :
a-devise :

Le MEE/JIR a un devise tiree du coran.C'est un verset de la sourate 28 « Et avec les biens que DIEU t'as donne recherche ta derniere de meure et ne neglige pas ta part d'ici bas,fais du bien comme DIEU l'as fait avec toi,et ne recherche pas la corruption sur terre car ALLAH n'aime point les corrupteurs »verst 77.Ce verset est plus explique par cet hadith du prophete (sws) : « Fais du bien comme si tu alllais quitter la terre aujourd'hui meme et occupe toi de ta part d'ici bas comme si tu allais demeurer a jamais ici bas.

b-Finalite

La finalite du MEE/JIR est :obteniir l'agrement d'ALLAH (swt) cette finalite n'est elle pas la cause de notre descente sur terre,n'est elle pas aussi l'objectif de toute etre vivant (car meme les animaux subissent nos actes pour obtenir l'agrement d'ALLAH .nous prions et nous faisons le necessaire pour que DIEU nous aide a obtenir cela.

2-PRINCIPES DIRECTEURS ET BUTS/

a)principes directeurs :

Dans le monde personne personne ne peut vivre sans avoir des principes .Le MEE/JIR est epaule par la jir c'est la cause pourlaquelle il admet les memes principes et qui sont :
-LA RABBANYA : qui est degarder le souvenir d'allah en tout lieu et en tout instant.la rabbanya est un mot arabe qui le sens nous permet d'aquerir la TAWHID,L'IMANE qui ne peut etre complet que seule si ces conditions ne sont pas reunnie :rappaelons nous l'histoire du prophete IBRAHIM (ASS)il savait que le DIEU en qui il croyait etait :
1-celui qui l'as cree et c'est celui qui le quide dans le bon chemin
2-celui qui le nourrit et celui l'enrichit
3-celui qui le rend malade et le guerit
4-celui qui le tue et le resscuteras
5-et cest lui en qui il espere le pardon le jour de la ressurection.UN verset a se rappeler « n'est ce pas que c'est dans le rappel de DIEU que s'appaise nos c½urs »
-LA SHUMULYA :mot arabe signifiant dans ce contexte la globalite de l'islam.Les musulmans du monde n'ont aucun probleme majeur que le manque d'union :chacun considere la voie qu'il suit la seule qui est droite,la seule qui est celle d'ALLAH.alors que nous avons les memes piliers,les memes prieres,les memes jours de fetes ....La JIR aussi bien que le meejir n'est pas un element qui ne veut pas des s'unir des autres mouvements mais ils acceptent de se reunir avec des mouvements qui partagent la meme vocation
-LA SHURA :lla concertation element indispensable pour une bonne entente dans un mouvement est prioritaires dans touts les entreprises que nous realisons.
-AL MARHALLIYA : c'est l'echelement,la succession d'ordre naturel des objectifs,des buts,......Enfin cest l'etape par etape.
-AT TAWAZOUN :c'est le juste millieu dans toute les activites,dans notre vie quottidienne,mais aussi dans nos loisirs,brefs dans tout acte.Notre references qui sont les ayates IBADOU RAHMANE sourate 25 fourquane verset 66 « et ce qui qu'en ils depensent ne sont ni avares ni gaspilleurs mais,ils sont entre les deux »
b)BUTS :
Le MEE/JIR qui s'evertu au niveau des vecoles et des universites a des buts qui n'interessent que ce qui sont dans ceux-ci.Par la grace d'ALLAH il est entrain de les realiser une a une.Ils sont d'ordre :
*ERIGER UN POLE D'EXELLENCE :l'aquisition d'uen bonne moyenne
*AVOIR UNEB FORMATION SOLIDE ET DIVERSIFIEE :la large connaissance etendue dans tout les domaines
*PARTICIPER DE MANIERE GENERALE A L'UNIFICATION DES MUSULMANS :celle-ci ramene a la shumuluya
*ASSURER UNE FORMATION MILITENTE A SES MEMBRES
*ASSURER UNE COUVERTURE SOCIALE A SES MEMBRES

3-REFERENCES ET MOYENS D'ACTION :

Le MEE/JIR a por hommonyme les verses 63 jusqu'à lafin de surate 25 :FURQUANE.
Le MEE/JIR realise comme activite :
Des estages de formation (seminaire,camps de vacances,week-end islamiques),des conferences ,des debats,des forums de discution, des cercles d'etudes (Familles d'Etudes et de Rappels), animations culturelles d'ecole (48 heures du MEE/JIR ), activites sportives ,set-setal, ................

# Posté le mardi 01 juillet 2008 05:33

la voile:element fondamentale dans la religion et au sein de notre mouvement

la voile:element fondamentale dans la religion et au sein de notre mouvement
c'est une histoire vecue au Maroc
Voilées, dévoilées
Qui y a-t-il derrière le voile ?
Par Tahar Ben Jelloun
Maroc : voilées, dévoilées, les femmes sèment le trouble.
Par Tahar Ben Jelloun

Il fut une époque au Maroc où le port du voile ne posait aucun problème. Les femmes s'habillaient en djellaba et mettait un voile non pas sur tout le visage mais sur la partie inférieure. On voyait une partie du front, les yeux et le nez. Le voile passait sur les lèvres. C'était plus une tradition qu'une prise de position politique ou religieuse. Ma mère se voilait ainsi, alors que ma grand'mère à cause de son grand âge, ne se voilait plus. Les femmes citadines cachaient leur chevelure, pas leurs formes. Quand les paysannes venaient en ville, elles s'enveloppaient dans un grand tissu blanc appelé « haïk » et tenaient ses deux pans entre leurs doigts au niveau du nez. En même temps de plus en plus de jeunes femmes sortaient habillées à l'européenne. C'était l'époque du roi Mohamed V qui, à son retour d'exil en 1956, n'hésita pas à montrer publiquement ses filles non voilées. Au même moment, Le président tunisien Bourguiba demandait aux femmes d'enlever leur djellaba qu'il appelait « cache misère »
Entre la fin des années cinquante et le début des années quatre-vingt, les Marocaines avaient dans leur majorité abandonné le port du voile. Elles portaient la djellaba et gardaient la tête non couverte. C'est avec la révolution iranienne et les discours démagogiques de Khomeyni que le voile a refait son apparition. Ma mère, ma s½ur, mes cousines continuaient à ne pas se couvrir la tête si ce n'est avec un beau foulard retenant les cheveux. Quant au visage, plus jamais voilé.
En une vingtaine d'années, les choses ont bien changé. Quand j'étais à l'Université à Rabat (1965), aucune étudiante ne venait voilée, ni ne venait en djellaba. La mixité dans le milieu étudiant était naturelle et les garçons et les filles se fréquentaient sans cependant s'exhiber de manière outrageuse, un peu comme dans l'Italie ou l'Espagne des années cinquante si j'en crois les films de cette époque.
Aujourd'hui le paysage a changé. La moitié de mes cousines vont à l'université en jean's, l'autre en robe large et voile autour de la tête. Ce n'est plus une question de tradition, c'est une attitude, une façon de marquer son identité culturelle. C'est une attitude de refus.
L'autre année je me trouvais en Tunisie pour des conférences dans les lycées et les facultés. Aucune fille n'était voilée. A la fin de mon intervention, deux jeunes filles vinrent me parler en baissant la voix de peur d'être entendues par des oreilles policières : « N'est-ce pas une question de liberté et du choix individuels que de s'habiller selon ses convictions ? Ici, nous voudrions porter le voile, mais cela nous est interdit, il n'y a pas de texte de loi, mais on est soupçonné d'être dans l'opposition ! ». Une professeur d'une cinquantaine d'années, habillées à l'européenne, me prend à témoin : « Avant on se battait avec nos mères pour sortir en chemisier et pantalon serré ; aujourd'hui je me bats avec ma fille qui veut porter le voile et se couvrir entièrement ! C'est le monde à l'envers. »
La Tunisie a fait une guerre sans pitié aux islamistes. Le Maroc a voulu jouer la carte de la tradition et de la modernité en même temps. Le paysage est mélangé, il est impossible d'affirmer comme l'a fait récemment un journaliste américain que « le Maroc s'islamise » (article d'Olivier Guitta, paru dans le Weekly Standard du 2 octobre 2006) parce qu'il a noté que de nombreuses marocaines se voilent. Mais le fanatisme n'a plus besoin de se cacher derrière la barbe ou le voile. Le terrorisme a renoncé à apparaître avec ces signes extérieurs.
J'ai établi avec l'aide d'une secrétaire (elle-même voilée) chez un ami médecin les différentes raisons qui font qu'en ce moment des Marocaines se voilent :
-Par conviction religieuse (la religion est en train de remplir le vide culturel du pays)
-Par mode (il y a des voiles qui misent sur l'élégance et même une sorte d'érotisme discret)
-Par précaution quand on fait un entretien d'embauche ou on se présente à un examen, on veut montrer qu'on est sérieuse.
-Pour avoir la paix avec les dragueurs qui considèrent que toutes les femmes sont susceptibles d'être des putes
-Pour obéir à ses parents
-Pour affirmer une identité différente par rapport à celle des Européennes.
-Par peur des commérages des voisins etc.
Par voile, il faut comprendre un foulard couvrant les cheveux et pas le visage (les femmes chrétiennes se couvrent la tête quand elles vont à l'église). Les femmes voilées du haut en bas avec une burka noire, celles qu'on appelle « Fantomas », sont excessivement rares.
Un certain islamisme est entré au Maroc par l'entremise des immigrés de Belgique et de Hollande. Par peur de perdre leurs filles, les pères les ont voilées et ce fut ainsi qu'on a vu dans les années 80 des familles entières se baigner à la mer, les hommes en maillot, les femmes toutes habillées. Loin d'eux l'idée qu'une robe qui colle à la peau dessine de manière évidemment érotique les formes de la femme !
La société marocaine n'a jamais été permissive. Elle a toujours tenu à sauver les apparences. Cela dit nous n'avons pas de crime d'honneur comme cela existe en Jordanie, en Libye ou dans certaines régions de la Turquie. On ne tue pas sa s½ur pour avoir fréquenté un étranger. On se fâche, on la voile, mais on ne la tue pas.
Ce qui se passe en ce moment au Maroc est de l'ordre d'une confirmation d'identité. L'échec des idéologies politiques de gauche, la misère culturelle qui crée un vide, la dégradation de l'autorité parentale et de certaines valeurs font que des filles préfèrent le voile, ce qui leur procure une paix et peut-être même du bonheur. Il est pratiquement impossible d'évoquer la question de la laïcité en ce moment sur la scène publique marocaine. Les croyants perçoivent la séparation de l'islam et de l'Etat comme une agression contre leurs convictions, comme une trahison des origines. Pendant ce temps là, les télévisions satellitaires du Golfe déversent des tonnes de commentaires religieux faits par des hommes barbus ou des femmes voilées et à force de répéter que « notre identité est dans l'islam », plus personne n'ose affirmer autre chose. Enfin, l'idéal pour une famille marocaine en ce mois de Ramadan est d'aller le passer à la Mecque et à Médine. On appelle ce voyage « la Omra » (le petit pèlerinage). Des dizaines de milliers de couples sont partis cette année jeûner là-bas, une façon d'être en paix avec soi-même, et de mettre en échec toutes les angoisses du monde, ce qui est plus efficace que n'importe quel anti-dépresseur. Cela reste une question de liberté. On attend que cette liberté ne reste pas à sens unique et qu'on tolère ceux qui ont fait d'autres choix dans leur vie.
L'apparition de plus en plus fréquente du voile, veut dire que pour le moment ce sont les croyants constituant le paysage dominant.
Tahar Ben Jelloun
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# Posté le mardi 01 juillet 2008 05:42